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Publié : 12 mai 2009

La Bande Dessinée à l’honneur au CDI

Sur un présentoir juste en face de mon bureau on trouve des albums...

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TALON3

d’Achille Talon...
Dans cette BD, nous suivons les tribulations d’Achille Talon, archétype du français moyen à bedaine, phraseur et un rien prétentieux. Il s’oppose avec délices à son voisin, souffre-douleur, et meilleur ami, Lefuneste, aussi sec et laconique que Talon est bavard et bon vivant. A ce bestiaire, on rajoutera son papa à lui d’Achille Talon, Virgule, éternel flirt du héros, snob et vieille fille fortunée. On y croise des dictateurs d’opérette, des vendeurs de tout, des personnages obtus, des scientifiques farfelus et même le regretté directeur de Pilote, Goscinny, et son âme damnée supposée, le rédacteur en chef Pradal, tellement grand qu’il ne tient pas dans les cases. C’est toute un âge d’or que ce nom de journal ( Polite dans Achille Talon) évoque avec Gotlib, Mézières ou Mandrika...
Florilège de gags

de Lucky Luke
Elliot Belt est un délateur vénal (comme c’est souvent le cas), il dénonce ses petits camarades pour de l’argent ou un bon point ("Lui, lui et lui !" est la phrase qu’il prononce régulièrement), rapacité qui, comme le souligne Goscinny, lui tient lieu de courage. Il commence pendant sa tendre enfance et continue plus tard. Au début de cette histoire, Luke, qui est tout l’inverse, un truand le remercie même de faire la charité avec lui en laissant sa prime aux pauvres, recherche un étalon de course : Lord Washmouth III (Lord bain de bouche !) qui a disparu. On accuse un indien, Tea spoon, d’être le voleur. Mais il est innocent, le cheval avait juste besoin de compagnie. On croise un sorcier qui utilise le masque de Boris Karloff dans "Frankenstein" pour faire la danse de la pluie, des jeunes guerriers fougueux, dont la cervelle est celle de la linotte. Et on rit de l’avidité de ceux qui vendraient père et mère pour un peu d’argent.
Lucky Luke n° 8 : chasseur de primes

de Gaston Lagaffe
Gaston naît en 1958, c’est un personnage qui a très mauvais genre. Il fume, répare des motos dans son bureau, ne fiche rien et provoque catastrophes sur catastrophes. A l’époque, le personnage est créé comme une blague et personne ne pense qu’il durera aussi longtemps. Il y a deux périodes, et deux souffre-douleurs, du héros-sans-emploi (on n’arrive pas à le caser dans le Journal Spirou où il sévissait) : la période Fantasio et la période Prunelle ; selon l’humeur du moment on préfèrera l’une ou l’autre.
La période Fantasio est peu-être plus burlesque atteignant un summum dans l’épisode "Bravo les Brothers", inséré à la fin de "Panade à Champignac" dans lequel des chimpanzés savants sèment la panique dans la rédaction de Spirou. La période Prunelle est plus sérieuse du fait d’un message de paix cher à l’auteur des albums, Franquin, et elle est donc un peu moins drôle. Il y a un deuxième père à Gaston, on l’oublie souvent, c’est Yvan Delporte, qui améliora aussi de ses scénarios et jeux de mots à double fond les premiers albums des "Schtroumpfs" de Peyo, ceci pour que les adultes en rient autant que les enfants.
Florilège de gags n°1

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